Et après…

Chers amis, Chers paroissiens,

Depuis le 15 mars, nous avons dû parer au plus urgent et pris des décisions pour répondre aux exigences sanitaires et aux demandes gouvernementales. Cette situation est difficile pour tous, mais grâce à la technologie et les réseaux sociaux, nous continuons à garder les liens spirituels à travers les célébrations (messes dominicales, chemins de croix pendant le Carême, chemins de lumière après Pâques, adorations du Saint Sacrement, chapelets de la Miséricorde Divine, chapelets durant le mois de mai …). Aussi durant cette période de pandémie liée au Covid19, de très nombreux chrétiens de notre paroisse (« les anges gardiens ») œuvrent depuis des mois pour apporter assistance et accompagnement à la trentaine de personnes malades, âgées ou en difficulté suite aux ravages et conséquences du virus. Des visites à dis- tance, des courses groupées, des appels téléphoniques, des manifestations quotidiennes de soutien ont révélé la générosité et l’abnégation des membres de notre communauté.

La pandémie soulève beaucoup d’interrogations sur la façon de maintenir le lien entre nous

La pandémie soulève beaucoup d’interrogations sur la façon de maintenir le lien entre nous, de rester présent auprès des plus fragiles … elle pose aussi la question de Dieu. Le confinement, d’un côté, engendre les souffrances, le doute et la révolte, mais d’un autre côté il nous a donné le temps pour faire une pause professionnelle et spirituelle. Il nous appelle à revoir le sens de la vie et notre manière de nous construire, à revoir aussi quels sont les essentiels de notre vie. Il questionne notre foi et notre espérance. La réouverture des églises au culte public prédit la résorption du virus, mais surtout la joie de pouvoir à nouveau nous réunir en communauté, d’assister aux offices, de pré- voir à nouveau les réunions spirituelles et amicales, de reprendre paisiblement la pratique des sacrements. Nous reprenons les activités paroissiales là où elles en étaient. Mais je souhaite que la reprise dépasse les li- mites de l’organisationnel.

La priorité ne sera pas la célébration de telle ou telle messe, baptêmes, confirmations, premières communions… mais la reconstruction de nos communautés comme communautés chrétiennes fraternelles qui donnent envie de célébrer Dieu et qui donnent la joie d’être ensemble, car il n’y aurait aucun sens de célébrer les sacrements dans des communautés abîmées, désorientées, voire absentes. Notre paroisse n’est pas une communauté mourante, depuis quelques années, elle se transforme peu à peu. Mais à l’arrivée du dé-confinement où ce temps est éprouvant et l’avenir est incertitude, le monde a besoin de nous, besoin de notre présence et de notre témoignage de foi. C’est une occasion favorable pour mettre en place à frais nouveaux une véritable trans- formation pastorale pour notre paroisse et nos communautés pour témoigner de la présence de Dieu dans ce monde…. Nous ne pouvons pas témoigner de quelqu’un que nous ne connaissons pas. Nous ne pouvons pas porter témoignage si nous n’avons pas d’abord rencontré le Christ. L’efficacité de notre témoignage dépendra de la profondeur de nos propres convictions. Seulement si nous vivons et si nous reflétons fidèlement l’évangile du Christ, nous pourrons être des témoins convaincants. Cela nous concerne tous : prêtres et fidèles.

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