L’église Notre-Dame du Brusc

L’église Notre-Dame du Brusc est une église catholique située à Châteauneuf-Grasse, en France.

L’église est située dans le département français des Alpes-Maritimes, sur la commune de Châteauneuf-Grasse, au 129A, chemin de Notre-Dame-du-Brusc.

Elle se trouve sur le plateau de Valbonne, à la limite méridionale d’une petite plaine que dominent au nord le village de Châteauneuf-Grasse.

Le lieu possède plusieurs sources dont l’une d’elles se trouvait sous l’église. Il est possible que le nom de Brusc venait du provençal et désignait un marécage en terrain détrempé.

L’église du Brusc est un très ancien centre de christianisation, avec un baptistère paléo-chrétien, datant du vie siècle.

Des fouilles entreprises depuis 1961 ont permis de trouver dans la nef, sous les tombes médiévales, un cimetière paléochrétien avec des sépultures sous tagulae et en amphores autour d’un petit oratoire. De nombreux réemplois romains ont été trouvés dans les murs de l’église. L’église était un ancien lieu de pèlerinage, peut-être dû à la présence d’une source vénérée pour ses propriétés curatives.

Elle possédait un baptistère qui se trouve actuellement sous un porche, devant l’église. Il a été découvert en 1968. Le responsable des fouilles, Georges Vindry, conservateur des Musées de Grasse, a écrit : « Le baptistère, unique exemple en Provence de baptistère rural, a été adossé à l’église, dont il était rigoureusement séparé. De plan rectangulaire, avec quatre niches qui se font face, il n’a qu’une unique porte d’angle. La cuve baptismale, enfoncée dans le sol comme toutes les cuves des baptistères paléo-chrétiens, comporte sept parois, deux petites marches d’accès et un compartiment profond où se plaçait le catéchumène ».

L’église se trouvait le long d’une voie romaine reliant Nice à Arles, par Grasse, Draguignan et Aix-en-Provence.

Sous le chevet de l’église se trouve la crypte Saint-Aigulphe, ou Saint-Eigoux. Il y avait une petite source qui jouissait de vertus curatives contre les fièvres et le mal des yeux. La statue du saint qui se trouvait dans la crypte possédait les mêmes vertus. On grattait la statue pour en prendre une poudre qui trempait dans l’eau de la source servait de remède. Ce remède a fini par faire disparaître la statue.

L’église dépendait de l’abbaye de Lérins dans la seconde moitié du viie siècle. C’était la plus grande église du diocèse d’Antibes.

L’église a été une vaste basilique à trois nefs reconstruite au xie siècle} sous l’impulsion de l’abbaye de Lérins. C’est un lieu de pèlerinage avec sa source miraculeuse. Elle a alors une longueur de 40 mètre, c’est-à-dire plus grande que la cathédrale d’Antibes.

L’église appartient à l’abbaye de Lérins jusqu’en 1153. Elle est alors transmise à l’évêque d’Antibes. Elle est rattachée au prieuré d’Opio jusqu’à la Révolution.

L’église est en partie détruite pendant les guerres de religion. Elle est reconstruite au xviie siècle en réutilisant des éléments anciens. L’église est remaniée à plusieurs reprises ensuite. L’église est rendue au culte et redevient un centre de pèlerinage.

Après la Révolution, l’église dépend des Hospices de Châteauneuf-Grasse, puis de la commune.

Des fouilles ont été faites entre 1958 et 1975. Elles ont montré que le site est occupé depuis l’âge de bronze. Des tessons, des monnaies, des inscriptions funéraires montrent l’occupation romaine du site.

L’édifice est classé au titre des monuments historiques le 20 août 1986.

Extrait wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Église_Notre-Dame_du_Brusc

L’église Notre-Dame de Canlache

Notre-Dame de Canlache apparait dans les archives dès 1351 où elle n’était alors qu’une simple chapelle. Après le moyen âge, elle ne faisait toujours pas l’unanimité au sein du clergé. Les premiers évêques de Grasse qui se succédèrent lors de sa visite au cours du XVIIe siècle, n’eurent que peu d’éloges à son égard. En 1623, Mgr Barcicault, outré par l’abscence de cloche dans le clocher alla même jusqu’à réclamer réparation.

Notre Dame de Canlache

L’église actuelle fut construite vers 1690, sur les ruines de cette chapelle considérée alors comme païenne. L’histoire de Notre-Dame de Canlache est marquée par de nombreux travaux mais les plus importants intervinrent en 1862 où l’église ne fut pas seulement rénovée mais étendue. L’ampleur des travaux fut malgré tout sensiblement réduite faute de ressources dans la commune. C’est l’achèvement de ces travaux qui donnèrent à l’édifice son aspect actuel et permirent son inauguration en 1865. Sous une dédicace à Notre-Dame, l’église fut érigée en paroisse vers 1700 et le presbytère attenant fut construit en 1725.
De sobre conception générale (clocher-porche en façade avec campanile, nef en pierre apparente, fresques modernes), l’église offre une série d’œuvres à caractère ésotérique, dues au peintre hongrois Anton Prinner et un chemin de croix conçu par le Roquefortois Emile Riolet.

Notre-Dame de Canlache occupe une place prépondérante dans l’histoire de Roquefort-Les-Pins. C’est à la fois un lieu de recueil mais aussi un lieu d’échange. Bon nombre des habitants se réunissaient déjà sur le parvis dès 1693… Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la première mairie fut bâtie en face de l’église.

Enfin pour la petite histoire, il n’est pas anodin de mentionner que le cadastre de 1832 fait apparaître l’église sur une parcelle dont le numéro est celui du diable: 666 ! Coïncidence ou plaisanterie d’un employé communal antireligieux, nul ne sait mais aujourd’hui, suite aux différents remaniement du cadastre, la parcelle est désormais référencée 542 !

Le Cadastre de 1832